Cidre de frêne (1913)
Il faut pour un fût de 100 litres, 100 grammes de feuilles de
frêne séchées, 125 gr. de levure de bière,
125 gr. de chicorée (de celle que l'on mélange au
café), 160 gr. acide tartrique et 6 kilos de sucre
cristallisé. faire dissoudre séparément, chaque
ingrédient dans un peu d'eau bouillante, sauf la levure qui doit
être dissoute à l'eau tiède et ajoutée dans
le fût lorsque le liquide est refroidi ; les feuilles doivent
infuser au moins pendant deux heures ; puis au travers d'une passoire,
on verse le tout dans le tonneau que l'on remplit ensuite d'eau froide
; laisser fermenter 15 jours, mettre en bouteilles que l'on tiendra
couchées pendant une quinzaine, et on les relève ensuite
; ne pas oublier de les ficeler. Si on consomme ce cidre comme boisson
habituelle, on peut ne pas le mettre en bouteilles, mais prendre
simplement au tonneau, cette boisson revient à peine à 5
cent. le litre.
Confiture de melon (1913)
Pour faire de bonnes confitures, choisissez un melon mûr à
point, de bon goût et de belle couleur ; coupez-le en tranches
afin de pouvoir enlever facilement l'écorce et les graines, ne
laissez aucune partie verte. Coupez les chairs en petits morceaux de la
grosseur d'une noix et pesez tous ces morceaux. Pour chaque livre de
melon, prenez 375 gr. de sucre et la moitié du zeste d'une
orange ou d'un citron. Mettez dans la bassine le sucre et un verre
d'eau par livre de sucre ; mettez sur le feu ; remuez pour aider le
sucre à fondre et laissez bouillir. Après 2 ou 3
bouillons, ajoutez dans ce sirop en ébullition les petits
morceaux de melon ; remuez bien et laissez bouillir jusqu'à ce
qu'en mettant l'écumoire au milieu de la bassine le sirop fasse
nappe tout autour. Les morceaux de melon doivent être
parfaitement cuits ; retirez la bassine du feu et mettez en pots de
verre légèrement chauffés. Pendant que les
confitures sont encore chaudes, couvrez-les d'un papier imbibé
d'eau-de-vie ou de kirsch et ficelez les pots.
Crème de noyaux (1913)
Concassez 50 noyaux de pêches et d'abricots, faites-les infuser
dans un 1/2 litre d'alcool avec 2 gr. de fleur d'oranger et un
bâton de cannelle pendant 4 mois. Ajoutez alors un sirop fait
avec 500 gr. de sucre et 1 litre d'eau. Filtrez et laisser reposer de
nouveau pendant 2 mois.
Gelée de moses (fruits de
l'églantier) (1913)
Mettez les fruits de l'églantier dans la bassine à
confitures, recouvrez d'eau et laissez bouillir pendant 5 minutes
seulement, puis versez le tout sur un torchon et passez. Pesez le jus
ainsi obtenu, mettez-le dans la bassine avec le même poids de
sucre et laissez faire quelques bouillons en écumant
soigneusement ; retirez du feu et mettez en pots. Cette gelée
est d'un goût exquis.
Dans un tonneau de 100 litres, verser
1° 25 litres de miel liquide,
au préalablement fondu (25 litres pèsent environ 37
kilos) ; 2° 74 litres d'eau, 3° 50 gr. acide tartrique ; 10 gr.
bismuth ; 5° 50 gr. pollen frais délayé d'avance.
Laisser toujours un vide d'un litre environ, car la fermentation ferait
sortir du liquide. Agiter le tout ave cun bâton afin de bien
mélanger. Placer sur le trou de bonde un linge mouillé et
par-dessus du sable mouillé bien tassé. Quand la
fermentation est apaisée et qu'on n'entend plus d
ecrépitement, remplacer le sable par une bonde. En
été, placer le tonneau au soleil, et dans une cave en
hiver, jamais dans une pièce où il y a du vinaigre.
L'hydromel, fabriqué au printemps, peut être fait en six
mois, fabriqué avant l'hiver, il n'est fait qu'après
l'été suivant. se servir d'un tonneau bien
nettoyé, soufré et n'ayant aucun mauvais goût.
Liqueur de cassis (1913)
Pour trois litres d'eau-de-vie, prendre 1 litre 1/2 de cassis, 1 kilo
de myrtilles ou à défaut de cerises noires,
écrasez le tout pour en faire sortir le jus ; laissez infuser
pendant deux mois, puis ajoutez un sirop suivant le goût et
filtrez.
Liqueur de coings (1913)
Prenez de beaux coings, essuez-les, râpez-les avec la pelure et
laissez reposer le tout pendant 6 jours, épurez fortement dans
un linge de toile et ajoutez à votre jus dix centimes de
coriandre et une noix de muscade. Laissez reposer le tout pendant 2
mois, faites un sirop, ajoutez-le au jus et filtrez. Coriandre et
muscade doivent être dans un sachet de toile.
Pains à la minute pour le
thé (1923)
Il n'est pas toujours facile, surtout dans les petites villes ou
à la campagne, d'avoir ce qu'on veut. Et puis, n'est-il pas plus
agréable de savoir que, dans certains cas, on peut compter sur
soi pour certaines préparations ?
Pour confectionner très rapidement de petits pains express pour
le thé, voici une recette qui peut vous faciliter la besogne.
Si vous devez être huit ou dix personnes, il faudra prendre une
livre de farine, 200 grammes de lait, un demi-quart de bon beurre
frais, 10 à 15 grammes de levure et 10 grammes de sel.
On prendra ensuite une grande tasse de farine de gruau de parfaite
qualité. On la mettra dan sune terrine en y additionnant
quelques pincées de sel fin et une cuillerée de levure
spéciale dite
levure
Alsacienne.
Il conviendra d'ajouter un demi-quart de beurre fin,
séparé en menus morceaux, de manière qu'il puisse
être parfaitement incorporé à la farine.
On versera alors dessus un bon verre de lait, en tournant au moyen
d'une cuiller en bois jusqu'à ce que la pâte se soit
ramollie et ait pris beaucoup de légèreté.
On déposera cette pâte sur une planche à
pâtisserie préalablement saupoudrée de farine, et
on l'étendra vec un rouleau jsuqu'à ce qu'elle ait
atteint l'épaisseur approximative d'un centimètre et
demi. On coupera ensuite cette pâte en petits losanges de sept
centimètres environ sur quatre.
Il faudra ensuite beurrer un papier ou la tôle ; celle-ci peut
être chauffée, cirée et refroidie.
On devra alors placer dessus les petits pains de manière qu'ils
ne soient pas trop rapprochés les uns des autres, et on les
enfournera lorsqu'on se sera rendu compte que le four est bien chaud.
La cuissond oti durer environ un quart d'heure. A mi-chemin, on
retournera ces petits pains qui doivent se gonfler et se dorer.
On pourra les consommer froids ou chauds. Des deux façons ils
sont excellents pour accompagner le thé.
Si on voulait les rendre plus substantiels, on pourrait, en les sortant
du four, les ouvrir et les saupoudrer de fromage de Gruyère
râpé, ou même placer au milieu une tranche de
jambon, avant de recoller les deux parties l'une sur l'autre.
La chaleur fait pénétrer le fromage dans la pâte et
celle-ci s'imprègne des sucs du jambon. C'est tout à fait
supérieur aux plus coûteux des sandwiches qui sont dans le
commerce.
Quatre livres de groseilles rouges,
une livre de blanches, une livre de
cerises aigres, une assiette de framboises. Presser le jus des
groseilles dans un linge, les cerises et les framboises à part.
Laisser le jus 24 heures à la cave. Le mettre dans un linge pour
le faire égoutter. Peser le jus, mettre 3/4 de livre de sucre
par livre de jus. Ne pas laisser cuire bien longtemps.